Amelia Island (ou ode à la fameuse petite Amélie de la chanson).

Une princesse a-t-elle plus de poils au cul qu'une roturière lambda? M'intérressant aux tapis et aux poils princiers, je décidais de mener l'enquête par moi même en me rendant à Amelia Island, au Nord-Est de la Floride.

Déjà, j'étais plus que dubitatif en arrivant dans cette île du nord-est de la Floride. La princesse Amelia devait avoir de bien jolies fesses pour que ce coin paumé fasse l'objet de tant de convoitises : 8 drapeaux différents ont flotté sur l'île. L'histoire ne dit pas quelle sorte de tissu a été uilisé pour leur confection. Sans être péssimiste, je doute que du poil princier ait servi à fabriquer le drapeau francais (qui était le premier), et le drapeau américian (le dernier en date). Si l'étendard portugais avait fait partie du lot, un soupçon d'optimisme m'eut été permis.  Les Espagnols, qui croyaient que la religion catholique obligeait leurs femmes à s'epiler (ça fait plus mal) et non à se raser, étaient jaloux de la pilosité affichée par les Huguenottes. Par conséquent, rien de mieux qu'un massacre. Ainsi l'aventure française dans cette partie de la Floride s'éteint dans des poils fessiers macérant dans du sang. Des Indiens faisaient bien partie du lot, non à cause de leur pilosité (bien qu'ils étaient du style chevelu), mais parce qu'ils n'avaient pas la bonne religion et étaient là où "ils n'auraient pas du être.".

Ma quête de poils s'annonçait de plus en plus compliquée. En effet, Amelia Island fait partie du Sud des Etats-Unis avec ses commerces y afférant. La récolte du poil a dû laisser la place à celle du coton, et du trafic d'esclaves qui allait avec. Aujourd'hui, ces industries ont été remplacées par le tourrisme. Le centre- ville n'est plus qu'un alignement de restaurants, bars et autres magasins de souvenirs, dont le point commun est le manque de tapis en poils fessiers. Même pas un seul marchand de la précieuse marchandise au port  J'avais la fâcheuse impréssion de me retrouver dans ces villages provencaux si typiques au sommet d'une colline, où les habitations ont fait place à des commerces vendant de la Provence sous sa forme la plus kitsche.

L'âme en peine, face à l'echec de ma recherche capilaire, je me dirigeais vers la plage. Peut être l'air de l'océan allait il m'aider à faire le point. L'idée de tapis disparut aussitôt. Une toute autre vision s'offrait à moi. Si le terme langue de sable devait s'appliquer à ce paysage, ce serait une langue de boeuf plutôt qu'humaine. Je comprenais pourquoi Amelia Island avait changé de propriétaires autant de fois. Si les militaires avaient decidé de faire un mur de l'Atlantique pour défendre leur territoire, ils auraient eu leur Ligne Maginot américaine.

Apres quelques divagations militaires, je revenais au capilaire. J'arrivais à la conclusion suivante : la princesse Amelia étant anglaise,donc  le nombre de poils au cul princier était inversement proportionnel à la taille de ses pieds et de ses dents. Mes rêves de tapis s'envolaient. Mais ce n'est pas une raison pour que vous ne vous rendiez pas à Amelia Island.